Depuis 20 ans, l'association Télémaque lutte contre les inégalités sociales
Marie-Pierre Gröndahl
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Télémaque fête ses vingt ans de lutte contre les inégalités sociales.
LTD/Telemaque/facebook
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Télémaque fête ses vingt ans de lutte contre les inégalités sociales.
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Championne de la redistribution des revenus au sein de l'OCDE, la France se classe en revanche parmi les cancres de la mobilité sociale parmi les pays développés. Selon de multiples études, réalisées depuis trente ans, c'est même le pays où le poids de l'origine sociale affecte le plus le résultat des élèves (1,4 fois plus qu'en Grande-Bretagne, 1,3 fois plus qu'en Allemagne).
Pour lutter contre le cercle vicieux des inégalités sociales conduisant aux inégalités scolaires, deux dirigeants d'entreprise ont eu l'idée, en 2000, de fonder une association spécifique, financée par des entreprises mécènes.
Sous l'égide de Serge Weinberg, alors à la tête du groupe PPR (devenu Kering), et de l'entrepreneur social Patrick Gagnaire, Télémaque — dont le nom s'inspire de celui du fils d'Ulysse, conseillé en l'absence de son père par Mentor — voit le jour en 2005. L'idée ? Établir un réseau de mentors, salariés d'entreprises, volontaires pour accompagner des élèves, eux-mêmes désireux de rejoindre le programme.
Élément déterminant pour la réussite de l'association, l'accord de l'Éducation nationale, obtenu dès les débuts, par le biais d'une convention. « C'était très important pour les fondateurs de fonctionner en mode collaboratif, dans le dialogue avec l'administration », explique Michel de Rosen, l'un des vice-présidents actuels de Télémaque. Un cinquième des dépenses est désormais financé par des aides publiques.
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Vingt ans plus tard, l'association, désormais présidée par Marie-Christine Coisne-Roquette, ex-PDG de l'entreprise industrielle familiale Sonepar, célèbre un indéniable succès. Avec, aujourd'hui, 2. 700 jeunes suivis, issus de 250 établissements scolaires dans 11 régions (98,4 % de réussite au bac 2025 et 72 % de mentions), le chiffre des « mentorés » a été multiplié par dix en neuf ans et par deux en deux ans.
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Marie-Pierre Gröndahl