Inégalités de revenus, chômage : la grande fracture des régions françaises
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Paris et l’Île-de-France font partie des zones géographiques où les inégalités sont les plus criantes.
Reuters
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Paris et l’Île-de-France font partie des zones géographiques où les inégalités sont les plus criantes.
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La France va-t-elle réussir à résorber les inégalités entre les territoires ? En déplacement dans le Nord-Pas-de-Calais ce mardi, le chef de l'État, Emmanuel Macron, veut montrer que sa politique économique donne des résultats en matière de réindustrialisation dans un territoire frappé par le désastre des fermetures d'usines et le marasme social. Mais derrière cette opération communication, l'Hexagone souffre encore de disparités territoriales criantes.
Dans un épais rapport de près de 160 pages dévoilé ce 3 juin, l'Observatoire des inégalités dresse le portrait d'une France encore marquée par un grand écart géographique. « L'idée d'une France où les grandes métropoles prospèrent n'est pas fondée. La pauvreté et les inégalités se situent dans les grandes villes. C'est là que les pauvres sont les plus pauvres et c'est là aussi que l'on trouve les plus riches », a déclaré Louis Maurin, directeur de l'Observatoire des inégalités. Battant en brèche le supposé fossé entre France urbaine et France rurale, le dirigeant associatif veut mettre l'accent sur les inégalités entre les régions et au sein des régions. Tour d'horizon.
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En France, l'écart de revenu entre les 10 % les plus pauvres (1 007 euros) et les 10 % les plus riches (3 436 euros) est de 3,4 à l'échelle de tout le territoire. Mais derrière cette moyenne, il existe de fortes disparités. Au classement des régions les plus inégalitaires, l'Île-de-France arrive en tête. Les 10 % les plus riches disposent d'un revenu (4 223 euros) 4,4 supérieur à celui des 10 % les plus modestes (957 euros).