EDF : un grand oral sous haute tension pour Bernard Fontana
Juliette Raynal
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Bernard Fontana, PDG de Framatome
LTD/Bernard Fontana, PDG de Framatome
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Bernard Fontana, PDG de Framatome
LTD/Bernard Fontana, PDG de Framatome
Bernard Fontana parviendra-t-il à convaincre les parlementaires ? Après que Luc Rémont a été brutalement débranché de la présidence et de la direction générale d'EDF le 21 mars dernier, Bernard Fontana, actuel patron de Framatome, une filiale d'EDF spécialisée dans la conception et la mise en service des réacteurs nucléaires, est censé lui succéder début mai. Toutefois, la prise de fonction de ce sexagénaire, présenté comme un fin stratège rompu aux missions impossibles, ne pourra se faire qu'après validation des membres des commissions des affaires économiques du Sénat et de l'Assemblée nationale ce mercredi 30 avril.
Mais alors que son parcours, loué par de nombreuses personnalités du secteur, laissait présager des auditions relevant d'une simple formalité, ces grands oraux s'annoncent bien plus électriques que prévu. Et pour cause, le retard dans l'adoption de la nouvelle feuille de route énergétique du pays, avec l'absence de discussion parlementaire telle que prévue par les dispositions en vigueur, a viré au feuilleton à multiples rebondissements, cristallisant de vives tensions politiques.
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Un débat parlementaire sur la stratégie énergétique de la France se tiendra bien demain, soit deux jours avant l'audition de Bernard Fontana, mais il se déroulera sans vote en vertu de l'article 50-1 de la Constitution. Une solution brandie début avril par le Premier ministre alors que le RN menaçait de censurer le gouvernement. « Ce débat sans vote est un contournement de la représentation nationale pour sortir une programmation pluriannuelle de l'énergie qui sera écrite par des hauts fonctionnaires à l'écoute d'un lobbying industriel », dénonce le député socialiste de Loire-Atlantique Karim Benbrahim.
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