Meirzhan Yussupov, PDG de Kazatomprom : « On ne peut pas échapper au nucléaire »
Propos recueillis par Antoine Malo
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Meirzhan Yussupov est le PDG de Kazatomprom.
LTD/kazatomprom
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Meirzhan Yussupov est le PDG de Kazatomprom.
LTD/kazatomprom
Meirzhan Yussupov est un homme pressé. Le PDG du groupe minier Kazakh Kazatomprom, premier producteur d'uranium naturel au monde, enchaîne réunions et conseils d'administration. Il était aussi présent ces 29 et 30 mai au Forum international d'Astana.
C'est en marge de cet événement, pendant lequel de nombreux leaders internationaux ont discuté de l'utilité du multilatéralisme, qu'il a reçu La Tribune Dimanche. Il nous explique pourquoi son pays, le Kazakhstan, qui produit 43% de l'uranium mondial, est devenu stratégique. Et revient sur les défis qui attendent la filière et son entreprise.
LA TRIBUNE DIMANCHE — En septembre dernier, vous annonciez dans une interview au Financial Times que la production d'uranium de Kazatomprom allait baisser en 2025. Vous confirmez cette tendance ?
Oui, ces prévisions restent valables. La production va s'élever approximativement entre 25.000 et 26.500 tonnes en 2025, ce qui correspond à 15% de moins que ce qui est stipulé dans nos contrats d'utilisation du sous-sol.
Pourquoi cette baisse ?
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Il y a plusieurs raisons à cet ajustement. D'abord, notre politique globale privilégie la valeur sur le volume. En d'autres termes, on ne veut pas inonder le marché avec notre uranium. Ensuite, nous sommes confrontés à des réalités opérationnelles. L'une d'elles, c'est la disponibilité limitée en acide sulfurique, nécessaire à la technologie que nous utilisons pour extraire l'uranium. L'autre problème concerne l'une de nos mines, celle de Budyonovsky, où nous avons subi des retards techniques dans des travaux de construction.
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Concernant l'acide sulfurique, la construction d'une nouvelle unité de production est-elle toujours d'actualité et en quoi pourrait-elle résoudre vos problèmes ?
Propos recueillis par Antoine Malo