Michel Barnier et les maîtres chanteurs
Lucie Robequain
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Rendez-vous tous les dimanches pour l'édito de Lucie Robequain.
LTD/CYRILLE GEORGE JERUSALMI
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On sort rarement gagnant d'un bras de fer avec ses maîtres chanteurs. Plus Michel Barnier lâche de concessions pour dissuader les parlementaires de faire tomber son gouvernement, plus ils en rajoutent. Pour s'acheter la grâce de Marine Le Pen, le Premier ministre s'est déjà résigné à réduire les prix de l'électricité et à raboter l'aide médicale proposée aux sans-papiers.
Mais elle n'en a jamais assez : elle exige que les médicaments soient mieux remboursés et que les pensions de retraite soient encore plus revalorisées. Les maîtres chanteurs sont d'autant plus nocifs qu'ils se font concurrence : la droite, par la voix de Laurent Wauquiez, avait déjà obtenu un meilleur traitement pour les retraités ; l'extrême droite, qui craint de se faire voler la vedette, réclame encore plus.
C'est chez les amis que le chantage fait encore plus mal. Mené par Gabriel Attal, le groupe Ensemble pour la République a fortement réduit l'effort demandé aux entreprises en rétablissant plus de la moitié des allégements de charges qui devaient disparaître l'an prochain.
Il menaçait, lui aussi, de ne pas voter la loi de financement de la Sécurité sociale. Un comble pour celui qui était Premier ministre il y a encore six mois et appelait les parlementaires au sens des responsabilités.
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