Bernard Sananès : « Aujourd’hui, les peurs rassemblent »
Ludovic Vigogne (propos recueillis)
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Bernard Sananès ne pense pas qu'Emmanuel Macron pourra rebondir.
LTD/elabe.fr
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Bernard Sananès ne pense pas qu'Emmanuel Macron pourra rebondir.
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LA TRIBUNE DIMANCHE — Dans quelle position François Bayrou aborde-t-il sa déclaration de politique générale mardi ?
BERNARD SANANÈS — Sur le plan de l'opinion, il est affaibli avant même de monter à la tribune. Son image est impactée par son mauvais départ à Matignon, le fait d'être le quatrième Premier ministre du quinquennat, ce qui provoque un sentiment d'indifférence et de lassitude chez les Français, et enfin le cumul d'un double handicap : François Bayrou est jugé proche d'Emmanuel Macron et les électorats hostiles au président lui sont donc opposés, mais, parallèlement, ce n'est pas un affidé et donc il ne fait pas le plein dans l'électorat macroniste, qui peut notamment lui reprocher les conditions de sa nomination.
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Cela conduit d'ailleurs à un paradoxe : il est moins populaire dans cet électorat que Michel Barnier après sa prise de fonction. Mais même s'il est le Premier ministre d'Emmanuel Macron le moins populaire, sur le plan politique s'esquisse, depuis quelques jours, l'espoir impossible du trou de souris. Les signaux envoyés par Matignon ainsi que par l'habile ministre des Finances, Éric Lombard, aux socialistes et la manière dont ces signaux ont été captés par Olivier Faure et François Hollande donnent le sentiment qu'une ouverture est possible. Dans les enquêtes, sympathisants socialistes et écologistes sont d'ailleurs favorables à un compromis sur le budget.
Ludovic Vigogne (propos recueillis)
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