Xavier Bertrand claque la porte du gouvernement Bayrou
César Armand
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Xavier Bertrand, pressenti à la Justice, laisse finalement le ministère à Gérald Darmanin.
BENOIT TESSIER
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Xavier Bertrand, pressenti à la Justice, laisse finalement le ministère à Gérald Darmanin.
BENOIT TESSIER
« Le Premier ministre m'a informé ce matin, contrairement à ce qu'il m'avait proposé hier, qu'il n'était plus en mesure de me confier la responsabilité du ministère de la justice en raison de l'opposition du Rassemblement national » : c'est par ces mots que Xavier Bertrand a annoncé sur X, ce lundi peu avant 18h, qu'il ne figurerait pas dans le gouvernement de François Bayrou. « En dépit de ses nouvelles propositions, je refuse de participer à un gouvernement de la France formé avec l'aval de Marine Le Pen », ajoute-t-il.
Tour à tour assureur originaire de l'Aisne entré en politique en 1998, défenseur acharné de la population des Hauts-de-France, après avoir été le porte-parole du Saint-Quentinois, ou encore ancien ministre de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, Xavier Bertrand n'intégrera donc pas le gouvernement de François Bayrou.
Le pari politique était risqué, tant cette nomination possible irritait le Rassemblement national. Avant même une quelconque annonce, le vice-président du groupe RN à l'Assemblée nationale, Jean-Philippe Tanguy, dénonçait « un très mauvais signe pour la ligne politique ». Il avait néanmoins admis que le parti d'extrême-droite « ne peut pas censurer uniquement sur ce casting ». Car c'est bien là le défi qui incombe à ce nouveau gouvernement : éviter une censure, comme celle qui a fait tomber le précédent.
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Cet été déjà, le RN avait promis cet été de mettre cette menace à exécution face à un gouvernement qui serait dirigé par le président de la région Hauts-de-France, un temps pressenti à ce poste. C'est un ennemi politique historique parce qu'« on ne peut pas travailler avec Xavier Bertrand », fustigeait Jean-Philippe Tanguy il y a peu.
César Armand