OPINION — Arnaud Viala, le président du département de l’Aveyron, explique les raisons de son ralliement à Horizons, le parti de l’ancien Premier ministre.Les mois qui viennent de s'écouler ont profondément modifié le paysage politique, économique, social et environnemental de notre pays. À l'heure où l'instabilité de notre Parlement n'a jamais été aussi grande, où la déroute de nos comptes publics a de quoi faire peur, où l'actualité regorge d'actes de violence en tous genres, où le climat se déchaîne sans relâche, jamais la responsabilité de ceux qui ont la charge du collectif n'a été aussi grande. Nul ne sait quand ni comment une nouvelle crise institutionnelle se présentera à nous, ni même si elle se produira, mais aucun responsable public ne peut s'exonérer d'une réflexion de fond.
Engagé de toutes mes forces depuis plus de vingt ans pour mon territoire, mon département de l'Aveyron et mon pays, ayant eu le privilège de me voir confiés par mes concitoyens les mandats de maire, vice-président de Conseil Général, président de communauté de communes, de député et de président de Département, je mesure chaque jour leurs attentes légitimes.
Parce que les valeurs qui m'animent sont celles de l'ordre, du travail, de la juste rétribution de l'effort, de la solidarité mesurée et de la grandeur de la France, je suis et me sens de centre droit. Pour moi tout ce que l'individu attend du collectif, il le doit au collectif dont il fait partie.
Edouard Philippe est un homme d'Etat expérimenté et solide qui a fait de la projection d'un idéal pour la France la pierre angulaire de son parcours. Après avoir été le Premier ministre de notre pays dans une période des plus difficiles, celle de la pandémie de la COVID, il est retourné dans sa ville du Havre, pour porter les ambitions de son territoire tout en menant un travail de fond pour l'avenir.
Arnaud Viala, ancien député, président du Département de l'Aveyron