Plan budgétaire de Bayrou : un poids limité sur la croissance, selon les économistes
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François Bayrou a dévoilé ce mardi un plan de 43,8 milliards d’euros d’économies en 2026.
Abdul Saboor
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François Bayrou a dévoilé ce mardi un plan de 43,8 milliards d’euros d’économies en 2026.
Abdul Saboor
Les annonces budgétaires de François Bayrou auront-elles un effet récessif sur la croissance ? Le Premier ministre a dévoilé ce mardi un plan de 43,8 milliards d'euros d'économies en 2026, afin de réduire le déficit public de la France à 4,6 % du produit intérieur brut (PIB). Ce projet de budget, s'il est adopté au Parlement, passera par une « année blanche » de gel de prestations sociales et des retraites, par le gel des dépenses budgétaires hors Défense et notamment par la suppression de deux jours fériés.
Pour François Villeroy de Galhau, « l'orientation générale paraît aller dans une bonne direction pour maîtriser enfin notre dette publique tout en préservant la croissance par la réduction de l'incertitude budgétaire et certaines pistes de réforme de fond ». C'est ce qu'a déclaré le gouverneur de la Banque de France lors de la présentation d'un rapport de son institution sur l'épargne réglementée, ce jeudi. Pour rappel, la Banque de France s'attend à une croissance de 0,6 % en 2025, 1 % en 2026 et 1,2 % en 2027.
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Interrogé par La Tribune, Anthony Morlet-Lavidalie, économiste chez Rexecode, rappelle que « la trajectoire du gouvernement sur les finances publiques était déjà connue » et qu'elle reste « inchangée ». « Maintenant, une fois qu'on a le détail, il y a des mesures qui sont plus ou moins récessives », analyse-t-il. L'économiste salue le fait que « la compétitivité des entreprises est globalement préservée » malgré « des hausses de prélèvements » sur « certaines niches fiscales ».