Au lendemain de son élection à la tête des Républicains, Bruno Retailleau a demandé à Xavier Bertrand, qui l'avait soutenu, s'il souhaitait prendre des responsabilités au sein de la direction du parti. Le patron des Hauts-de-France a refusé. Il entend poursuivre à sa façon son chemin en vue de 2027.
Lors de la précédente compétition présidentielle, Xavier Bertrand avait déjà tenté de concourir. Mais il n'était pas parvenu à s'imposer, terminant quatrième de la primaire interne qui avait été organisée par LR. À l'époque, très vite après l'installation d'Emmanuel Macron à l'Élysée, il était parti en campagne, se mettant en scène comme son premier opposant. Cette fois, ayant tiré les leçons de son échec passé et de la nouvelle configuration (le chef de l'État ne pourra pas se représenter), il procède différemment, plus discrètement. « Je fais les bordures », dit-il, alors qu'Édouard Philippe est déjà officiellement déclaré et que Gabriel Attal et Gérald Darmanin multiplient les initiatives.
S'il sillonne le pays avec Nous France, son mouvement qu'il a recentré autour des élus locaux et des entrepreneurs, il ne fait pas de réunions politiques lors de ses déplacements, plutôt des rencontres avec la société civile. Selon lui, cela ne sert à rien de se presser. C'est à l'automne 2026 que viendra pour chacun le moment de vérité. Ceux qui seront à 5 % d'intentions de vote dans les sondages présidentiels seront automatiquement sortis du jeu. Ceux qui seront à 10 % seront regardés avec intérêt et curiosité ; ils pourront tenter de faire leurs preuves.