L'un est divers gauche, l'autre vient de prendre sa carte chez LR. Élus pour la première fois en 2020, Florian Bercault (à Laval) et Quentin Brière (à Saint-Dizier) parlent pourtant la même langue : celle des jeunes édiles. Ils seront tous les deux candidats à leur réélection l'an prochain.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Comment relève-t‑on le défi de l'attractivité quand on est maire en Mayenne, département rural, ou en Haute-Marne, petit département du Grand-Est ?
FLORIAN BERCAULT - Le Covid a révélé que les villes moyennes, où vivent la moitié des Français, avaient un avenir et pouvaient devenir des laboratoires d'avenir, même si elles n'ont pas les mêmes cartes en main au départ. À Laval, notre territoire est attractif économiquement par nature grâce à une industrie encore très forte, avec des entreprises comme Lactalis qui sont là depuis plusieurs générations et ne délocalisent pas. Nous avons créé 5.000 emplois en 10 ans sur une agglomération qui compte 115.000 habitants.
QUENTIN BRIÈRE - Saint-Dizier a été une ville presque aussi grande que Laval. Au moment de la désindustrialisation, nous avons connu une décroissance démographique très forte, une paupérisation importante. Nous sommes l'archétype de la ville qui s'est tout pris dans la figure mais qui peut être une ville phénix. Nous avons créé plusieurs centaines d'emplois et réattiré des industries, notamment des fonderies, qu'on essaie de respécialiser dans les secteurs de la défense et du nucléaire. Nous voulons développer le tourisme grâce au lac du Der, le plus grand lac artificiel d'Europe, ainsi que l'économie résidentielle.