Crise du logement neuf : un nouveau « prêt à taux zéro » à la rescousse
César Armand
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JOHN SCHULTS
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Michel Barnier l'avait promis, François Bayrou l'a fait. Le Premier ministre vient de signer un décret relatif au prêt à taux zéro (PTZ) en application de la dernière loi de finances adoptée par 49-3 en février dernier. Dès ce 1er avril, cette aide à l'acquisition sera réservée aux primo-accédants à la propriété et étendue à l'ensemble des logements neufs, individuels et collectifs, et sur l'ensemble du territoire. Moyennant 1,39 milliard d'euros, le gouvernement estime à 67 000 le nombre de PTZ pour 2025.
C'est 23 000 de plus qu'en 2024. Et pour cause : l'an dernier, le Premier ministre de l'époque, Gabriel Attal, son ministre de l'Economie et des Finances Bruno Le Maire et son ministre du Logement Guillaume Kasbarian avaient baissé l'enveloppe et restreint le périmètre du prêt à taux zéro. LE PTZ se concentrait alors sur les appartements neufs en zone tendue, c'est-à-dire là où l'offre de logements est inférieure à la demande. Le dispositif excluait donc les maisons en zone « détendue », sauf les maisons anciennes et à condition de les rénover.
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Début mars, la ministre du Logement, Valérie Létard, indiquait à La Tribune Dimanche « viser au moins 15 000 logements supplémentaires financés grâce à une extension du PTZ ». Quelques jours plus tard, au Marché international des professionnels de l'immobilier (Mipim), la même faisait savoir que le nouveau prêt à taux zéro serait étendu au bail réel solidaire (BRS), c'est-à-dire au fait de dissocier le foncier et le bâti pour proposer aux ménages d'acquérir des logements jusqu'à deux fois moins chers que les prix de l'immobilier libre. Le BRS restant toutefois un marché de niche cantonné aux grandes villes.
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