Un an après la validation du plan de continuation des magasins Galeries Lafayette détenus par Michel Ohayon, les maires des villes concernées s'inquiètent toujours de l'avenir de ces locomotives commerciales. Malgré le discours rassurant de l'homme d'affaires bordelais comme de la Société des grands magasins.
La scène se passe le 15 janvier dernier au siège de la Fédération nationale des Caisses d'épargne. L'association d'élus Villes de France, qui porte la voix des villes moyennes dans le débat public, doit y présenter ses vœux urbi et orbi. Alors que le conseil d'administration vient de se terminer dans une salle de réunion, soudain, un maire s'approche et lâche : « Seize Galeries Lafayette font l'objet d'une procédure de sauvegarde et font redouter le pire à mes collègues quant à l'attractivité commerciale de leur centre-ville... »
Une mission d'expertise juridique, foncière et financière
Le 20 mars 2024, le tribunal de commerce de Bordeaux a, en effet, validé le plan de continuation d'activité des magasins détenus par le groupe Ohayon au travers de sa filiale Hermione Retail. À savoir Agen, Angoulême, Beauvais, Belfort, Chambéry, La Roche-sur-Yon, Libourne, Lorient, Montauban, Niort, Saintes et Tarbes.
Une mission d'expertise juridique, foncière et financière, menée par l'Agence nationale de la cohésion des territoires (ANCT) avec l'appui du cabinet Segat, vient d'être conduite sur la situation desdites Galeries dans plusieurs communes concernées.
L'étude qui vise à évaluer la viabilité économique des magasins s'est en effet concentrée sur trois axes : l'analyse des structures foncières et juridiques des magasins, l'évaluation du degré d'adhésion des exploitants aux projets proposés et l'estimation des budgets nécessaires pour assurer une maîtrise foncière. Ses résultats ne sont pas encore connus.
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« Les départs à la retraite ne sont pas remplacés, les démissions non plus, mais il n'y a pas eu de licenciements depuis la validation du plan de sauvegarde. Nous n'avons pas d'informations non plus sur les derniers résultats financiers », témoigne toutefois une représentante des salariés qui requiert l'anonymat.
César Armand avec Amandine Ibled, Cécile Chaigneau, Florence Falvy, Maxime Giraudeau et Pascale Paoli Lebailly