« Je ne suis pas fébrile » : à la veille de son jugement, Marine Le Pen la joue zen
Jules Pecnard

Marine Le Pen pourrait être condamnée ce lundi 31 mars à de l’inéligibilité avec effet immédiat.
LTD/Anne-Christine POUJOULAT / AFP
Jules Pecnard

Marine Le Pen pourrait être condamnée ce lundi 31 mars à de l’inéligibilité avec effet immédiat.
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Dans l'attente, autant s'occuper de son jardin. À son domicile des Yvelines, ce samedi, Marine Le Pen se change les idées à l'avant-veille d'une décision de justice qui pourrait bouleverser son avenir politique. Lundi, le tribunal correctionnel rend sa décision dans l'affaire des assistants parlementaires européens de l'ex-FN.
La cheffe des députés Rassemblement national encourt une peine d'inéligibilité qui, selon que les juges suivent ou non les réquisitions du parquet, pourrait être assortie d'une exécution provisoire. Sans pour autant la déchoir de son mandat parlementaire, un tel sort la priverait, dans le pire des cas, de candidater à la prochaine élection présidentielle.
Contactée par La Tribune Dimanche, Marine Le Pen en a dit un peu plus sur son état d'esprit. « J'attends la décision, que voulez-vous, temporise-t-elle. Je lis ici et là que nous serions fébriles. Personnellement, je ne le suis pas, mais je comprends qu'on puisse l'être : avec l'exécution provisoire, les juges ont un droit de vie ou de mort sur notre mouvement. Mais je ne crois pas qu'ils iront jusque-là. »
Le propos de l'élue du Pas-de-Calais ne diffère pas fondamentalement de ceux, très durs, qu'elle a tenus en novembre à l'endroit des procureurs en charge de son dossier. Le ton, en revanche, se veut beaucoup plus flegmatique. Affirmant n'avoir prévu aucune réunion avec son cabinet ce week-end, Marine Le Pen n'a pas jugé nécessaire d'échafauder une quelconque stratégie en amont avec ses troupes.
Trop de scénarios judiciaires sont possibles lundi, estime-t-elle, pour valider des éléments de langage. En interne, certains s'interrogent sur cette absence de concertation sur un événement tout de même majeur dans l'existence - certes mouvementée depuis toujours - du parti à la flamme.
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« Écoutez, s'ils ne savent pas quoi dire, s'ils attendent la becquée pour réagir à ce qui pourrait être le scandale du siècle, ils n'ont qu'à aller planter des fraises, tempête d'un coup l'élue du Pas-de-Calais. Je connais les râleurs professionnels. Ont-ils vraiment besoin de "réviser" avant d'aller en plateau ? » À chacun de s'adapter aux improvisations lepénistes.
⏩⏩ Retrouvez demain en kiosque et sur notre site notre enquête sur l'état d'esprit de Marine Le Pen à la veille du jugement du procès des parlementaires du RN.
Jules Pecnard
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