L’accord de Bougival sur la Nouvelle-Calédonie en suspens
Mathis Beautrais
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En Nouvelle-Calédonie, le projet d'accord Bougival divise au plus haut point.
LTD/Delphine MAYEUR/AFP
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En Nouvelle-Calédonie, le projet d'accord Bougival divise au plus haut point.
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Le suspense aura finalement été plus long que prévu. Réunis en « congrès extraordinaire » samedi au Mont-Dore, près de Nouméa, les représentants des sept « groupes de pression » qui composent le FLNKS espéraient acter une stratégie commune quant aux suites à donner au projet d'accord signé à Bougival (Yvelines) le 12 juillet. Les discussions se sont prolongées très tard dans la nuit - jusqu'en fin d'après-midi, samedi, à l'heure de Paris - et le groupe n'a pas encore communiqué à l'heure où nous écrivons ces lignes.
Le matin, pourtant, le leader indépendantiste Christian Tein s'était montré affirmatif. Détenu à Mulhouse (Haut-Rhin) jusqu'au 12 juin dans le cadre de l'enquête sur les émeutes mortelles de 2024, le président du Front est libre mais a interdiction de se rendre sur l'archipel. Il était donc présent en visioconférence.« Notre assemblée devra confirmer le rejet clair et sans ambiguïté du projet d'accord signé par notre délégation qui n'avait aucun mandat pour le faire », a-t‑il écrit dans son discours.
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Après avoir tenté de participer aux négociations de Bougival malgré le refus de l'Élysée, il s'était déjà opposé au texte fin juillet depuis la Corse, où il s'est rendu à l'invitation des indépendantistes de Nazione. Les autres figures du FLNKS ayant participé aux négociations se sont aussi déclarées ces dernières semaines défavorables au projet d'accord. Un incompréhensible retournement de veste ?
Mathis Beautrais