Nouvelle-Calédonie : les négociations de la dernière chance
Mathis Beautrais
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Le ministre des Outre-mer à Nouméa, le 8 mai.
LTD / Delphine Mayeur / Hans Lucas via Reuters
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Le ministre des Outre-mer à Nouméa, le 8 mai.
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C'est une longue et clivante histoire de négociations, faite de poignées de main symboliques autant que de violents affrontements. À partir de mercredi 2 juillet, à Paris, les représentants politiques de Nouvelle-Calédonie seront de nouveau réunis dans l'espoir d'aboutir à un accord sur l'avenir institutionnel de l'archipel. Un objectif plus urgent que jamais, alors que la situation économique et sociale sur place ne cesse de se dégrader et que des élections provinciales doivent se tenir d'ici à la fin de l'année.
Initiative du président de la République, ce sommet fait suite à une série de rencontres menées par le ministre des Outre-Mer, Manuel Valls, depuis sa prise de fonction au début de l'année jusqu'au 8 mai.
Ce jour-là, le camp loyaliste quitte la table des négociations en affichant son opposition au projet de « souveraineté avec la France » proposé par l'ex-Premier ministre. Le texte prévoyait d'accorder davantage d'autonomie à l'archipel, le dotant d'une Constitution inscrite dans la loi fondamentale française, d'un siège à l'ONU, et lui transférant ses compétences régaliennes qui resteraient toutefois déléguées à la France.
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« Ces discussions se sont soldées par un échec, admet-on dans l'entourage du ministre des Outre-Mer, mais elles ont permis de renouer le dialogue avec l'ensemble des parties. » En suspens depuis le dernier référendum - qui avait consacré le refus de l'indépendance en 2021 dans un contexte de boycott massif de la population kanak -, les débats ont aussi pâti des conséquences des émeutes de mai 2024.
Le projet de loi prévoyant le dégel du corps électoral qui avait mis le feu aux poudres a été définitivement abandonné en septembre par Michel Barnier, éphémère chef du gouvernement.
Mathis Beautrais