Manuel Valls obtient la création d’un « État de Nouvelle-Calédonie »
Mathis Beautrais
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Manuel Valls et François Bayrou, le 10 juin 2025, à Paris.
LTD/Stéphane de Sakutin/ AFP
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Manuel Valls et François Bayrou, le 10 juin 2025, à Paris.
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Les discussions ont abouti samedi à l'aube. Après neuf jours et une dernière nuit de débats à Bougival (Yvelines), les représentants politiques calédoniens et le ministre des Outre-Mer Manuel Valls ont ratifié un projet d'accord instaurant un « État de Nouvelle-Calédonie au sein de l'ensemble national ».
Sous réserve de la validation du texte par les bases loyalistes et indépendantistes, il s'agit de l'aboutissement d'un processus entamé début 2025, quand le gouvernement avait réuni toutes les parties pour la première fois en deux ans.
Cet accord contient plusieurs mesures qui confèrent davantage d'autonomie à la Nouvelle-Calédonie. En plus d'acter l'inscription d'un État dans la Constitution française, il prévoit la création d'une double nationalité française et calédonienne.
Le tout fixé par une loi fondamentale qui pourra modifier les signes identitaires du pays, inclure un code de la citoyenneté ainsi qu'une charte des valeurs calédoniennes, et qui doit être adoptée par le Congrès en 2026. Certaines compétences régaliennes pourront à terme être transférées à Nouméa et l'État nouvellement créé pourra être reconnu par la communauté internationale.
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Peu après la signature du document, Manuel Valls a salué « le choix du courage et de la responsabilité », quand le président de la République Emmanuel Macron a évoqué un accord « historique ». Plus d'un an après les émeutes du printemps 2024, le texte répond aussi à l'épineuse question de la composition du corps électoral.
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Mathis Beautrais