Les Écologistes ont conclu samedi à Strasbourg une séquence de rentrée placée sous le signe de l’unité. Malgré les dissonances, tous les partis du NFP étaient représentés.
L'image est, en soi, un petit exploit. En éternel trait d'union entre forces de gauche, les Écologistes ont réuni cette semaine à Strasbourg (Bas-Rhin) des représentants de chacun des partis ayant constitué à l'été 2024 le Nouveau Front populaire.
Olivier Faure, le patron du PS, mais aussi la députée Insoumise Alma Dufour ainsi que l'ex-EELV Thierry Brochot, venu en émissaire de Place publique, étaient ainsi présents pour la rentrée des Verts. Un signal « très positif » selon Marine Tondelier, cheffe de file écologiste, qui a martelé trois jours durant son envie de voir la gauche unie en vue des prochaines échéances électorales.
« L'avenir du pays dépend de notre capacité à trouver un chemin de coopération », a-t-elle clamé jeudi soir devant des militants plutôt calmes. « L'union en soi n'est pas une force propulsive », lui a répondu Thierry Brochot, mandaté par Raphaël Glucksmann, qui affirmait quelques jours plus tôt dans Mediapart qu'il y aurait sur la ligne de départ, en 2027, deux offres électorales « qui ne sont pas solubles ».
La présence de cet ancien de la maison était une main tendue par Place publique, bien que l'idée d'une primaire avec les Insoumis reste exclue. Alma Dufour, elle, a évité le sujet de l'union en parlant censure et rentrée sociale.