Après avoir employé le terme de « submersion » pour parler de la question migratoire, le Premier ministre a eu plusieurs échanges informels avec les socialistes, choqués par l'emploi de ce mot. François Hollande lui a envoyé un texto pour lui demander de revenir sur ce terme. François Bayrou, lui, a directement appelé le premier secrétaire du PS, Olivier Faure, pour s'en expliquer.
« Cela ne résume pas ma pensée. Je suis un démocrate chrétien », a tenu à préciser le chef du gouvernement. L'échange a permis d'apaiser les choses entre les deux hommes, mais il n'a pas suffi à calmer les troupes socialistes. Si 60 députés sur 66 ont accepté de ne pas voter la motion de censure déposée par les Insoumis pour renverser le gouvernement après le vote du budget, tous ont tenu à ce qu'une deuxième motion de censure soit déposée pour signifier leur opposition ferme au Premier ministre sur l'immigration. Elle devrait être examinée le 21 février.
Le ministre de l'Intérieur s'est montré mardi circonspect sur le projet de révision de la loi PLM devant les députés LR. « Je peux vous assurer que nos amis parisiens n'y sont pas favorables », a répondu Bruno Retailleau à l'élu francilien Jean-Didier Berger. Étonné, Laurent Wauquiez lui a rappelé que Rachida Dati, qui vise la mairie de Paris en 2026, militait pour cette révision. Mais le Vendéen semble suivre l'opposition de figures locales (Francis Szpiner ou Agnès Evren), critiques de la « méthode précipitée » du gouvernement.