Chaque semaine, les journalistes de « La Tribune Dimanche » partagent leurs informations sur les coulisses de la politique.Macron-Attal : le dégel
Le chef de l'État et le patron des députés Ensemble pour la République se sont vus mardi en tête-à-tête à 18 heures à l'Élysée. Les deux hommes ont fait un tour d'horizon de la situation politique et évoqué la présidence de Renaissance, dont s'emparera début décembre l'ancien Premier ministre. Initialement, cette mainmise de Gabriel Attal sur la formation qu'il avait fondée suscitait de très fortes réticences d'Emmanuel Macron, mais celui-ci n'a rien pu faire pour s'opposer à son élection annoncée.
Entre le locataire de l'Élysée et le député des Hauts-de-Seine, les relations se réchauffent depuis la fin octobre, alors que dès la nomination du second à Matignon le premier s'était méfié de lui. Isolé depuis la dissolution, Emmanuel Macron veut cet automne resserrer les liens avec les principaux responsables de son camp. « Il est dans une dynamique d'affectio societatis [volonté de travailler ensemble] », confie un des proches du chef de l'État.
Les socialistes boudent le NFP
La présidente du groupe Écologiste à l'Assemblée nationale, Cyrielle Chatelain, a envoyé il y a plusieurs semaines une lettre à ses alliés du Nouveau Front populaire pour demander que des réunions intergroupes se tiennent entre les quatre composantes parlementaires, comme c'était le cas avec la Nupes. La France insoumise et le groupe communiste ont répondu par l'affirmative mais les socialistes, eux, n'ont jamais donné suite à ce courrier. C'est déjà un début de réponse.
La rédaction de La Tribune Dimanche