L'élue francilienne Florence Portelli a bien failli ne pas faire partie des 13 vice-présidents de LR nommés il y a une semaine. Initialement, Bruno Retailleau ne voulait en effet pas promouvoir dans son équipe la maire de Taverny (Val-d'Oise) malgré la demande de Laurent Wauquiez, qu'elle avait soutenu très activement durant la campagne interne pour la présidence des Républicains ce printemps.
Pour justifier ce veto auprès de son adversaire, qui demandait un quart des postes dans l'organigramme, le nouveau chef du parti avait notamment expliqué que trop de Franciliens figuraient déjà dans celui-ci. Mais, à la demande de Valérie Pécresse, dont Florence Portelli est une proche, cette dernière a finalement été réintégrée par Bruno Retailleau.
La présidente de la Région Île-de-France, qui avait appelé à voter pour le ministre de l'Intérieur, se félicite même que, dans les instances des Républicains, on retrouve ses « quatre fantastiques », qui travaillent à ses côtés au conseil régional, malgré leur soutien à Laurent Wauquiez : comme Florence Portelli, Geoffroy Didier est vice-président ; les députés Jean-Didier Berger et Vincent Jeanbrun sont eux membres
du bureau politique.
Vers une finale Payan-Allisio
À Marseille, le député RN Franck Allisio compare les municipales à une « petite présidentielle. Dans une ville de 900.000 habitants, les gens cherchent d'abord l'étiquette ». Le chef de file des lepénistes a trouvé la parade pour minorer son manque de notoriété. En concurrence avec l'ex-RN Stéphane Ravier, il estime que l'élection marseillaise se jouera entre Payan et lui. « L'offre [Martine] Vassal est démonétisée et fera moins de 20 % », assure Franck Allisio.
Les journalistes du service politique