Nos informations confidentielles. La guerre froide Bayrou-Wauquiez, la lettre de Houellebecq…
Jules Pecnard et Ludovic Vigogne

Laurent Wauquiez et François Bayrou.
LTD / Éric TSCHAEN/ REA
Jules Pecnard et Ludovic Vigogne

Laurent Wauquiez et François Bayrou.
LTD / Éric TSCHAEN/ REA
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La guerre froide Bayrou-Wauquiez
Alerté par son entourage en raison de la violence de la charge, François Bayrou a visionné le 2 juin une vidéo postée par Laurent Wauquiez sur les réseaux sociaux quelques minutes après le rendez-vous qu'avaient eu les dirigeants LR à Matignon avec le Premier ministre au sujet de la proportionnelle. Le patron des députés Les Républicains y rapportait l'échange « hallucinant » qu'il venait d'avoir avec le centriste dont « la seule obsession était le tripatouillage des règles électorales pour mettre la proportionnelle ».
Après avoir hésité à répliquer le lendemain lors du petit déjeuner des chefs de son socle parlementaire, François Bayrou a finalement choisi d'ignorer la vidéo de Laurent Wauquiez. Même s'il a été très sèchement battu par Bruno Retailleau dans la course à la présidence de LR, ce dernier demeure convaincu que, pour l'emporter en 2027, la droite doit pleinement se démarquer des anciens soutiens d'Emmanuel Macron. « Les députés sont avec moi », a récemment glissé l'élu rhônalpin à un interlocuteur. Le propos est hâtif - un quart du groupe a soutenu son rival - mais induit une question : être « avec » lui est-il synonyme d'être contre le ministre de l'Intérieur ?
Silence !
Mercredi, lors du Conseil des ministres, Emmanuel Macron a rappelé à l'ordre les présents car il jugeait qu'il y avait durant la réunion trop de bavardages. Le président leur a donc demandé de cesser leurs apartés lors des prises de parole de leurs collègues afin de les écouter. Par la suite, le silence a été total. « Il a rappelé qui était le chef. Même les mouches hésitaient à voler », sourit un des participants, alors que les Conseils des ministres sont devenus beaucoup plus brefs que lors des premières années du mandat du chef de l'État.
Ali à l'honneur
Il est le plus connu des vendeurs à la criée de Paris. Et désormais le plus méritant ! Emmanuel Macron vient d'écrire à Ali Akbar pour lui annoncer qu'il le nommait au grade de chevalier dans l'ordre national du Mérite. Une juste récompense pour cet homme né au Pakistan, arrivé en France en 1972, et qui sillonne depuis inlassablement les rues de Saint-Germain-des-Prés sur son vélo aux couleurs de La Tribune Dimanche, pour vendre les journaux du lundi au dimanche. Bravo Ali !
L'amertume socialiste
Le choix de Boris Vallaud, arrivé troisième du congrès socialiste, ne passe pas chez les soutiens de Nicolas Mayer-Rossignol. « Boris nous a fait le coup de "donne-moi ta montre, je vais te donner l'heure" », fulmine l'un d'eux. Même dans le camp d'Olivier Faure, on critique ce soutien « peu clair » qui expliquerait la victoire étriquée du premier secrétaire. « Personne n'a compris ce qu'il a fait », soupire-t-on. Le chef de file des députés PS avait d'abord appelé à ne voter pour aucun candidat avant de dire son soutien « personnel » à Olivier Faure.
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La lettre de Houellebecq
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Le 27 mai, à la fin des débats à l'Assemblée autour du texte ouvrant le droit à l'assistance au suicide, Éric Ciotti a reçu un mail de la part de Michel Houellebecq. Ce dernier y félicite l'une des oratrices du groupe UDR - allié à Marine Le Pen - pour son réquisitoire contre la proposition de loi, adoptée à une large majorité mais rejetée par la droite et l'extrême droite. Très hostile à ce texte, l'auteur des Particules élémentaires a confié à l'ex-président de LR qu'il attendrait que le Sénat s'empare du sujet pour s'exprimer dessus publiquement.
Jules Pecnard et Ludovic Vigogne
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