Nos informations confidentielles. Renaud Dutreil conseille Le Pen, Sarkozy cible Macron…
La rédaction

Renaud Dutreil, directeur de Mirabaud Private Equity chez Mirabaud Group.
LTD / Bruno LEVY/CHALLENGES-REA
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Renaud Dutreil, directeur de Mirabaud Private Equity chez Mirabaud Group.
LTD / Bruno LEVY/CHALLENGES-REA
Au Rassemblement national et chez son allié, l'UDR, on s'étonne que l'information ne soit pas sortie plus tôt. D'après plusieurs sources au sein des deux partis, Renaud Dutreil, ancien ministre de Jacques Chirac et soutien d'Emmanuel Macron en 2017, prodigue ses conseils à Marine Le Pen et à Jordan Bardella depuis près d'un an.
Le nom de ce co-architecte de l'UMP reste attaché au mécanisme fiscal - le pacte Dutreil - qu'il a élaboré en tant que secrétaire d'État et qui allège substantiellement l'impôt sur la transmission d'entreprises familiales. Le dispositif favorise des contribuables aisés mais le RN, dans son programme économique, souhaite l'élargir en le conditionnant à un maintien d'activité sur le sol français.
Cela a-t-il facilité le rapprochement entre les leaders d'extrême droite et l'ex-chiraquien ? Un stratège lepéniste, qui date ces premières rencontres des législatives de 2024, assure que Renaud Dutreil figurait parmi les ministrables de Bercy dans l'hypothèse d'un gouvernement Bardella. « J'ai quitté la vie politique en 2008 et je ne compte pas y revenir, s'agace l'intéressé auprès de La Tribune Dimanche.
Je m'engage en faveur du capitalisme familial et je défends mes thèses auprès de tous les partis susceptibles de les mettre en œuvre. » Le RN est de ceux-là.
Leurs retrouvailles se sont déroulées en deux temps : aux 70 ans d'Europe 1 puis lors d'un déjeuner à Matignon. Après des années de brouille, François Bayrou a invité à déjeuner Nicolas Sarkozy mardi dernier et jeté la rancune à la rivière. « C'était très sympa », s'est-il réjoui devant ses proches. Deux jours après l'exclusion de l'ordre de la Légion d'honneur de l'ancien président, le maintien de ce tête-à-tête à Matignon a pris des allures de soutien de la part du Béarnais.
Le chef de l'État est resté muet depuis le retrait de la Légion d'honneur de Nicolas Sarkozy, dimanche 15 juin. L'Élysée a beau expliquer que la décision appartient au grand chancelier de la Légion d'honneur, le général Lecointre, l'ex-président n'est pas dupe. « Comment Macron a-t-il pu dire qu'il ne signerait pas un décret de retrait alors que le code de la Légion d'honneur a été modifié, rendant automatique cette déchéance en cas de condamnation à de la prison ferme », s'étonne un proche. En attendant, Nicolas Sarkozy engrange de nombreux soutiens.
Rentrée chargée pour Édouard Philippe. Le 28 août, le candidat à la présidentielle de 2027 participera à l'université d'été du Medef, où il évoquera plusieurs de ses idées en matière économique. Le lendemain, il débattra avec Bernard Cazeneuve sur le thème « revitaliser le projet républicain » lors de l'université d'été du Laboratoire de la République, le think tank de Jean-Michel Blanquer, à Autun (Saône-et-Loire). Enfin, le surlendemain, il prononcera un discours sur la jeunesse au premier congrès Jeunes Horizons, à Sucy-en-Brie (Val-de-Marne).
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La droite veut entretenir le rythme des adhésions engrangées durant la campagne interne. D'après l'entourage de Bruno Retailleau, élu à la tête des Républicains il y a un peu plus d'un mois, de nombreux sympathisants ont payé leur carte courant mai - sachant que, dans ce timing, ils ne pourraient voter au congrès. « On vise autour des 160.000 adhérents avant la pause de l'été », glisse un fidèle du ministre de l'Intérieur. Soit 40. 000 de plus par rapport au 17 avril... et 78 .000 de moins par rapport à la fondation de LR en 2015.
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