Notre République se consume et nous regardons ailleurs. Depuis plusieurs années maintenant, nous constatons la convergence d'une partie de la droite et de l'extrême droite dans le paysage politique français. La banalisation progressive du Rassemblement national, la dérive d'Éric Ciotti (alors président de LR) à l'occasion des élections législatives 2024, l'existence même du gouvernement Barnier fondée non pas sur une alliance avec le RN mais sur un pacte de non-agression avec ce parti (un pacte qui a trouvé son épilogue lors d'une négociation en forme de compromission entre le Premier ministre et Marine Le Pen), la migration progressive, voire inexorable, de l'électorat de droite traditionnelle vers le RN, toutes ces évolutions traduisent l'affirmation d'un bloc politique rapprochant une partie de la droite et l'extrême droite.
Cette tendance s'est indéniablement accélérée avec la montée en puissance de La France Insoumise. L'histoire de notre pays et de notre continent a été marquée par ces moments de petites lâchetés et de grands renoncements où un électorat de droite, par peur d'une radicalité de gauche, s'est réfugié dans les bras de l'extrême droite. Ma ville de Dunkerque, cité martyre de la 2e guerre mondiale, en a longtemps porté les stigmates. Nous vivons un de ces épisodes en ce moment-même.
Face à une telle situation, l'émergence d'une force de progrès et de résistance républicaine est devenue indispensable. Oui, le parti socialiste, le parti communiste et les écologistes doivent le plus rapidement possible se détacher de pour tendre la main aux mouvements centristes. Ils partagent les mêmes valeurs humanistes.