LA TRIBUNE DIMANCHE - La mauvaise ambiance au sein du socle commun vous inquiète-t-elle ?
MAUD BREGEON - On ne transforme pas en un claquement de doigts des décennies de culture politique. Nous sommes dans une configuration inédite, avec des gens qui se sont combattus par le passé. Pour autant, nous avons fait le choix le 5 septembre de nous réunir autour du nouveau Premier ministre. Qu'il y ait besoin de temps pour se connaître et apprendre à travailler ensemble, c'est normal. Mais disons les choses, il y a un éléphant au centre de la pièce : c'est l'élection présidentielle de 2027. Qu'on y pense, qu'on ait des ambitions, c'est légitime. Que les ambitions viennent perturber notre action serait un problème. Nous n'avons pas le luxe de l'immobilisme dans un monde qui bouge à cent à l'heure et alors même que la France est confrontée à des défis majeurs et complexes. Pour ma part, je ne sais pas expliquer aux Français qu'une échéance électorale lointaine nous empêche de travailler pour redresser les finances publiques, améliorer la sécurité des Français, lutter contre le réchauffement climatique et renforcer les services publics.