Il y a dix ans, presque jour pour jour, la France était frappée par une série d'attentats qui la plongeait dans l'effroi. Déjà en mars 2012, le terrorisme islamiste avait frappé à Toulouse et à Montauban. Confrontées à l'abjection d'un fanatisme lâche, sept personnes avaient perdu la vie : trois militaires, dont deux de confession musulmane, et quatre civils, dont trois enfants à l'école juive Ozar-Hatorah.
Trois années plus tard, deux commandos sèment à Paris la désolation en s'attaquant aux symboles des libertés chéries du peuple français. Le 7 janvier au matin, une partie de la rédaction de Charlie Hebdo, un responsable de la maintenance et un agent du service de la protection des personnalités du ministère de l'Intérieur tombent sous le feu d'individus ivres de haine. Au sortir du siège du journal, les criminels tirent de nouveau et abattent de sang-froid le policier Ahmed Merabet. Le lendemain, Clarissa Jean-Philippe, policière municipale à Montrouge, est assassinée sur la voie publique par un individu, qui le vendredi 9 janvier récidive en s'attaquant au magasin Hyper Cacher de l'avenue de la Porte-de-Vincennes, dont les occupants sont retenus en otages après que quatre d'entre eux ont été tués par le terroriste.