À Magdebourg, l'effroi après l’attentat
Hélène Kohl, envoyée spéciale à Magdebourg
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À Magdebourg, le bilan est lourd après l'attentat.
LTD/Christoph Soeder/dpa via Reuters
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À Magdebourg, le bilan est lourd après l'attentat.
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Les autorités de Magdebourg n'ont pas voulu couper la lumière. Les lampions orange en forme d'étoile ont donc brillé toute la journée d'hier au-dessus du marché de Noël de la ville de Saxe, dans le nord-est de l'Allemagne. Mais le lieu, habituellement si prisé en cette période de l'année, ne rouvrira pas. Des dizaines de voitures de police interdisent l'accès aux maisonnettes de bois verni.
De leur côté, les unités des forces fédérales éloignent cordialement les passants qui cherchent à déposer des fleurs à l'endroit même où, vendredi soir, une voiture-bélier a foncé dans la foule. Une attaque qualifiée d'« effroyable » et de « brutale » par le chancelier Olaf Scholz, qui s'est rendu hier sur les lieux de l'attentat. Le dernier bilan faisait état de cinq morts et 200 blessés, dont 40 graves.
Depuis le drame, Magdebourg semble faire corps, tout entier suspendu au sort des survivants de l'attentat. Hier, au petit matin, les rares habitants croisés dans les rues étaient muets et blafards, sidérés par la violence du drame. Mais à la mi-journée, devant l'église Saint-Jean située juste en face du marché de Noël, les nerfs ont commencé à lâcher et les larmes à couler. Certains sont venus déposer fleurs et bougies tandis qu'une jeune femme, parka à fourrure noire sur le dos, tenait une feuille blanche sur lequel est écrit un énorme « Warum ? ».
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Pourquoi ? « Cette question est dans toutes les têtes. On pourra s'y confronter seulement quand l'enquête aura avancé », soupire Franz, un étudiant en psychologie, bénévole pour une association d'aide aux familles de victimes. Il insiste sur le temps du deuil. Dans la soirée, dans la cathédrale et sur son parvis, une foule immense a répondu à l'appel au recueillement des deux évêques des diocèses catholique et protestant de la région. Deux imams ont également lu des textes spirituels.
Hélène Kohl, envoyée spéciale à Magdebourg