Procès des braqueurs de Kim Kardashian : Raison et sentiments de « Cathy »
Pauline Delassus
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Kim Kardashian était présente au tribunal pour témoigner, le 13 mai 2025.
Reuters
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Tout au long de son interrogatoire la mamie de la bande s'est appliquée à raconter la romance qu'elle a vécue avec celui que l'accusation considère comme étant le « cerveau » du casse, Aomar A.K. Christiane G., petite dame de 79 ans au casier judiciaire fourni (elle a été condamnée et incarcérée deux fois pour sa participation à des trafics de stupéfiants), élégante dans un jean et une veste bleu marine, a plusieurs fois répété « j'étais amoureuse » pour justifier sa présence auprès du « vieux » - qui a pourtant dix ans de moins qu'elle.
Au début, leur histoire c'était « pour le plaisir » dit-elle, une amitié devenue sentimentale. « Puis il m'a demandé d'habiter chez moi et ça n'a pas bien marché, la cohabitation n'a pas été facile », poursuit-elle devant la cour d'assises ce 15 mai. Elle communique avec Aomar sur une ligne téléphonique dédiée, une exigence, selon elle, de l'homme qui est en cavale depuis plus de cinq années, sous une fausse identité, et qui multiplie les manœuvres pour ne pas se faire repérer.
« J'ai accepté le téléphone, je n'aurais pas dû », « je pense qu'avant tout c'était pour être avec lui », « je voulais l'aider, lui faire plaisir » : Cathy serait une compagne dévouée, aux petits soins pour le clandestin qu'elle consent à loger et à qui elle a présenté ses amis Pierrot, François et Florus, tous poursuivis dans l'affaire.
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« Je ne me suis pas posée assez de questions », reconnaît-elle. Ou encore : « Je n'ai pas été assez vigilante ». « Je tenais particulièrement à lui, j'étais tout simplement amoureuse de lui », déclare-t-elle aussi. Elle se dit jalouse, assure que même après leur rupture, qu'elle date de 2016, elle veut savoir s'il voit d'autres femmes. Elle dit l'avoir imaginé « petit délinquant », voleur pour subvenir à ses besoins, mais elle assure que « jamais » elle n'a pensé qu'il pourrait être impliqué dans un vol avec arme et séquestration.
Pauline Delassus
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