Roberto De Zerbi n'est pas près d'oublier la double confrontation avec l'AJ Auxerre. Le coach italien de l'OM a perdu 3 à 1 au Vélodrome en novembre, puis 3-0 il y a trois semaines à l'Abbé-Deschamps. Entre-temps, l'équipe bourguignonne a pris un point à l'invincible armada du PSG (0-0). Voici ce qu'en retient l'entraîneur invaincu, Christophe Pélissier.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Aurions-nous cette conversation si votre gardien, Donovan Léon, n'avait pas multiplié les parades miraculeuses ?
CHRISTOPHE PÉLISSIER — Pour résister à ces adversaires, il faut un gardien performant. Donovan l'a été à l'aller contre Marseille, puis contre Paris [11 arrêts], avec une note de 10 sur 10 dans L'Équipe. Le point pris lui incombe car nous avions concédé beaucoup d'occasions. Il n'a pas été mis autant à contribution au retour contre l'OM, où notre victoire s'est dessinée autrement. On ne leur aurait pas infligé trois buts à deux reprises si l'on n'avait pas identifié des aspects précis.
La prise de vitesse sur les côtés. À l'aller, Roberto De Zerbi avait mis quatre défenseurs et Mason Greenwood sur le côté droit, qui ne se replaçait pas. L'idée était d'exploiter rapidement les changements d'aile. Deux buts partent de là. C'est grisant de marquer sur des situations bien travaillées. Au retour, leur défense était différente, à trois et sans Leonardo Balerdi, suspendu. Nous avons attiré les joueurs de couloir, Quentin Merlin et Luis Henrique, positionnés très haut à la perte du ballon, pour nous engouffrer dans les espaces. Le jeu marseillais est un peu plus lisible que celui du PSG, performant à l'intérieur du jeu comme à l'extérieur, notamment dans les transitions défensives. Les Parisiens ont effectué un contre-pressing énorme, dont on n'a pu sortir que deux ou trois fois. Tous y participent, ce qui n'est pas le cas de certains Marseillais.