Football : grandeur et décadence des mercatos marseillais
Mickaël Caron
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A l’heure de recevoir l’OL, « La Tribune Dimanche » dresse le bilan d’une stratégie pas toujours lisible.
LTD/Fred TANNEAU/AFP
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A l’heure de recevoir l’OL, « La Tribune Dimanche » dresse le bilan d’une stratégie pas toujours lisible.
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Il reste moins de quarante-huit heures à Pablo Longoria pour renforcer l'effectif marseillais avec un milieu et un défenseur, comme souhaité par son entraîneur, Roberto De Zerbi. Demain soir, l'Espagnol aura bouclé son huitième mercato depuis qu'il a été nommé président de l'OM en février 2021. Que restet-il de ces périodes frénétiques qu'il apprécie tant ? Pour le propriétaire, Frank McCourt, une balance négative cumulée supérieure à 160 millions d'euros, d'après les chiffres de L'Équipe et Transfermarkt.
L'été dernier, pour la première fois, le bilan a été presque équilibré malgré 12 arrivées : 85 millions dépensés pour 81,5 récupérés. Rebelote cet hiver. Cinq mois après leur arrivée en grande pompe, Elye Wahi et Lilian Brassier sont repartis. Deux opérations nulles : l'OM a transféré le premier à l'Eintracht Francfort et n'a pas eu à lever l'option d'achat adossée au prêt du second, acheté par Rennes. D'où provient aussi Amine Gouiri, payé 19 millions (plus 3 millions de bonus). La deuxième recrue après Luiz Felipe, défenseur italien laissé libre par Al-Ittihad (Arabie saoudite), peut-être pas la dernière...
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Sportivement, le bilan 2024 est contrasté. Cinq francs succès : Mason Greenwood, Adrien Rabiot, Pierre-Emile Hojbjerg, Geronimo Rulli et Neal Maupay. Et trois flops - Ismaël Koné est sur le départ comme Brassier et Wahi. Une constante depuis quatre ans. Quoique noyés dans la masse, les échecs sont nombreux. Parfois amortis financièrement grâce aux millions de la Premier League (Iliman Ndiaye et Ismaïla Sarr). Les Brésiliens Gerson, Renan Lodi et Luan Peres avaient, eux, un bon niveau au moment d'être vendus, pour des plus-values très faibles, dans le meilleur des cas. Des mouvements liés à ceux qui ont lieu sur le banc.
Mickaël Caron