Samedi 5 juillet pour le choc contre l'Angleterre, l'attaquante de l'équipe de France Kadidiatou Diani portera des chaussures spéciales. Spéciales car spécialement conçues pour les femmes. Rien de révolutionnaire ? Depuis 2016 et le premier modèle d'un grand équipementier, cela reste tout de même une rareté. Il n'existe qu'une marque 100 % féminine (IDA), lancée en 2020, et la plupart des joueuses sont équipées de crampons unisexes, ayant pour base de travail des pieds masculins. Pour sa F50 Sparkfusion dont seront équipées quelques joueuses de renom à l'Euro 2025 en Suisse, Adidas assure avoir scanné plus de mille pieds de footballeuses professionnelles et que ce projet a nécessité dix années d'analyses de données.
« Par le passé, l'idée était surtout de les aider à améliorer leur jeu, pas forcément de créer un produit sur mesure, soutient la "global category director" d'Adidas, Mahsa Aryan. Ces dernières années, il y a eu un intérêt croissant pour les différences de genres, et pas que dans le foot. Faut-il les prendre en compte ? Mieux les comprendre ? En tant que marque, nous avions la responsabilité de répondre à ces questions. Nous avons étudié deux axes, anatomique et biomécanique, et avons découvert des différences significatives qui justifiaient un produit adapté. » À la forme du pied, plus triangulaire, comme à la spécificité des mouvements.