LDC : pourquoi Luis Enrique fait-il l’unanimité ?
Mickaël Caron
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Luis Enrique a mené le PSG en finale de Ligue des champions (31 mai) et de la Coupe de France (24 mai).
LTD/SÉBASTIEN BOUE/PRESSE SPORTS
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Luis Enrique a mené le PSG en finale de Ligue des champions (31 mai) et de la Coupe de France (24 mai).
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Luis Enrique ne fend pas souvent l'armure. Alors ce 17 janvier, à cinq jours d'un match décisif contre Manchester City, l'évocation de sa fille Xana, emportée par la maladie en 2019, avant son 10e anniversaire, bouleverse son auditoire. L'entraîneur parisien se souvient d'une photo « incroyable » sur laquelle l'enfant plante un drapeau aux couleurs de la Catalogne et du FC Barcelone au centre de la pelouse du stade olympique de Berlin. Les Blaugranas venaient de battre la Juventus en finale de la Ligue des champions (3-1).
Dix ans plus tard, toujours en Allemagne mais cette fois à Munich, l'occasion va être donnée au père endeuillé d'offrir à son amour disparu une autre nuit de fête. « De manière spirituelle », a-t‑il précisé. Une quête intime qui a irrigué le parcours européen du PSG.
Joueur puis entraîneur, Luis Enrique a toujours eu des idées bien arrêtées et la perte a plutôt accentué ce trait de sa personnalité. Dans le football, tout est sérieux mais rien n'est grave. En tout cas, pas autant que l'épreuve endurée par sa famille. Cet état d'esprit dédramatise un certain nombre d'orientations managériales.
La mise à l'écart d'Ousmane Dembélé avant de défier Arsenal à Londres, en octobre, a été la plus commentée. Sa « meilleure décision » de la saison, a jugé avec du recul le technicien, indifférent à la nuance dans sa communication. L'international français a porté l'équipe en 2025. On l'imagine désormais soulever le Ballon d'or, comme Lionel Messi en 2015, après une année à cinq trophées avec le Barça de Luis Enrique.
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À 55 ans, l'Asturien refait l'unanimité. Un sentiment qu'il n'a pas si souvent éprouvé. Ni avant d'entraîner la dream team catalane ni après. Jusqu'à cette fin de saison. Pour son livre Al estilo Luis Enrique, paru en 2022, l'analyste Juan Carlos Tato a creusé. Au Celta Vigo, le club qui avait remis en jeu l'ancien attaquant en 2013-2014, après une année sabbatique pour digérer son Erasmus décevant à l'AS Rome, il s'était classé 9e en Liga. Passable ? Il avait rapporté 12 points de plus que la saison précédente.
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Mickaël Caron