Après Paris 2024, Lappartient 2025 ? Avant son enchanteur été parisien, la France n'avait plus accueilli les Jeux olympiques d'été depuis 1924. Il faut aussi remonter un siècle en arrière pour trouver trace d'un Français à la tête du Comité international olympique (CIO), en l'occurrence Pierre de Coubertin entre 1896 et 1925.
David Lappartient ambitionne d'être son lointain successeur. À 51 ans, ce surdoué de la politique, loué pour sa force de travail, préside l'Union cycliste internationale depuis 2017, le Comité national olympique et sportif français depuis 2023, mais aussi le conseil départemental du Morbihan depuis 2021. Il briguera, jeudi à Athènes, les voix des 109 membres du CIO lors d'un vote au scrutin secret, qui attribuera au dixième président de l'histoire de l'institution un mandat de huit ans, renouvelable une fois pour quatre ans.
« Comme le secrétaire général de l'ONU »
Le Breton affrontera six autres prétendants : l'Espagnol Juan Antonio Samaranch Junior, le Britannique Sebastian Coe, le Suédo-Britannique Johan Eliasch, la Zimbabwéenne Kirsty Coventry, le prince jordanien Feisal Al-Hussein et le Japonais Morinari Watanabe. Les deux premiers font figure de favoris. Mais les chances de David Lappartient existent. Son élection marquerait l'apogée d'un destin personnel, en lui conférant un statut proche de celui d'un chef d'État.
« Le vrai enjeu, ce n'est pas le prestige d'un homme ou d'un pays, c'est la défense d'un modèle français, pose ce bras droit d'un président de fédération sportive, connaisseur des arcanes olympiques. C'est un peu comme le secrétaire général de l'ONU. Il tire son institution vers une vision du monde et des politiques portées par son pays. »