Le 15 juin au plateau du MontCenis (Savoie), au dernier jour du Critérium du Dauphiné, Romain Bardet cessera d'être un coureur professionnel. Le meilleur du pays pendant une dizaine d'années, enluminées de deux podiums au classement général du Tour de France. L'Auvergnat va enfin pouvoir souffler, comme Thibaut Pinot, qui s'est retiré fin 2023. Avec eux, le cyclisme français aura eu un beau passé. Le présent reste incarné par Julian Alaphilippe, relancé par l'équipe suisse Tudor.
Et l'avenir semble prometteur. En premier lieu grâce à Lenny Martinez. Troisième au Tour des Alpes-Maritimes, le fils de Miguel a remporté la cinquième étape de Paris-Nice, jeudi, à La Côte-Saint-André, décramponnant Jonas Vingegaard. Sa montée en puissance sera scrutée au Dauphiné puis sur la Grande Boucle. Marc Madiot a tout tenté pour le garder à ses côtés, chez Groupama-FDJ, mais le grimpeur de 21 ans a dit oui au gros contrat proposé par Bahrain Victorious.
Un choix très commenté qu'il commence donc à justifier. Le dirigeant mayennais peut se consoler avec Romain Grégoire, vainqueur début mars de la Faun Ardèche Classic. La septième ligne au palmarès du puncheur de 22 ans. Mercredi à Tirreno-Adriatico, il a signé le même temps que le vainqueur d'étape, Andrea Vendrame, et le Britannique Tom Pidcock. Milan-Sanremo, samedi, renseignera encore plus sur sa forme. Pour Marc Madiot, pas de doute : son coureur a « passé un cap » et peut viser « de grands et beaux résultats ». Il prendra le départ du Tour pour la deuxième fois.