Les journées off ne durent pas long‑ temps. Après les Mondiaux, en Suisse, au cours desquels elle a brillé avec quatre titres (un en individuel), portant son total à dix, Julia Simon, 28 ans, reprend dès cette semaine le quotidien de la Coupe du monde. Sans pression puisqu'elle ne joue rien au général, mais avec l'envie de « prolonger la dynamique ».
LA TRIBUNE DIMANCHE — On vous a nommée « reine des Mondiaux ». Acceptez-vous cette appellation ?
JULIA SIMON — C'est gentil mais non, je trouve ça un peu pompeux. Néanmoins, c'est une fierté de réitérer d'une année sur l'autre [elle avait déjà remporté quatre médailles mondiales en 2024]. Atteindre le haut niveau, c'est très compliqué. S'y maintenir prouve ma régularité. Si on m'avait dit en début de saison que je reviendrais avec quatre médailles d'or, j'aurais signé. Les débuts ont été compliqués [aucune victoire], mais je m'y attendais. Il ne fallait pas paniquer. Je sentais que j'avais fait un très bon stage de préparation, chez moi, aux Saisies [Savoie]. Je suis arrivée aux Mondiaux en me disant qu'il fallait tout oublier. Reset complet pour sortir mon plus beau biathlon. Paradoxalement, j'étais assez sereine.
Vous émargez à dix médailles mondiales. L'objectif à terme, c'est de battre le record de la Norvégienne Marte Olsbu Roeiseland (13) ?
Jusqu'à maintenant, ce n'était pas du tout un objectif. Mais ça va potentiellement le devenir. Cela dit, je ne sais pas encore combien de temps je continuerai ma carrière. Ça me paraît encore flou, mais c'est un honneur d'apparaître derrière elle et Magdalena Neuner [12], des filles qui m'ont inspirée.