ENTRETIEN — Le dirigeant français de l’union cycliste internationale, David Lappartient, prédit un succès populaire inédit aux championnats du monde qui se déroulent cette semaine au Rwanda. Et répond aux critiques.
C'est une première : les championnats du monde de cyclisme sont organisés en Afrique, à Kigali (Rwanda). Au programme aujourd'hui, les contre-la-montre individuels. Les courses en ligne féminine, samedi, puis masculine, dimanche prochain, clôtureront un programme composé de 13 épreuves. Le président de l'UCI, le Français David Lappartient, revient sur un choix historique.
LA TRIBUNE DIMANCHE — Le Tour du Rwanda bénéficie chaque année d'un fort engouement populaire. À quoi vous attendez-vous cette semaine ?
DAVID LAPPARTIENT — Nous allons battre un record pour des championnats du monde. Un million de spectateurs sont attendus dimanche pour la course élite hommes, même une grande étape de montagne du Tour de France n'en attire que la moitié. Ça va être gigantesque. À tel point que les autorités envisagent de placer des barrières sur l'intégralité du circuit. Sur la semaine, on pourrait atteindre les 3,5 millions.
On alterne pour que chaque type de coureur puisse devenir champion du monde. En 2028, ce sera Abou Dhabi, plat comme la main. Et cette année, c'est très dur, avec 5.500 mètres de dénivelé pour les hommes et 3 .500 pour les femmes. Ils ne seront pas très nombreux à l'arrivée.
Le sprinteur érythréen Biniam Girmay, premier vainqueur africain d'une étape du Tour, regrette que ce parcours ne lui laisse aucune chance de briller. Le comprenez-vous ?
J'ai dit à Biniam que je rêvais qu'il soit champion du monde un jour, pour l'Afrique. Ce ne sera pas en 2025, à cause de la géographie du Rwanda. Mais vous verrez qu'un jour des athlètes africains seront champions du monde sur des circuits difficiles.
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