Tour de France : ces coureurs cyclistes étrangers que la France a formés
Mickaël Caron
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L'ascension du Col des Bordères lors de la 12e étape de la 112e édition du Tour de France
LTD/Loic VENANCE/AFP
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L'ascension du Col des Bordères lors de la 12e étape de la 112e édition du Tour de France
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« Étupes, c'est mon club », avait glissé Adam Yates il y a quelques années, alors que le peloton du Tour de France empruntait les routes du Doubs. À ses équipiers, le Britannique avait montré fièrement un maillot souvenir offert pour l'occasion. Plus tard, le jumeau de Simon a adressé une vidéo de soutien pour les 40 ans du CC Étupes, l'un des fleurons du cyclisme amateur français, qui a aussi eu dans ses rangs Thibaut Pinot et Warren Barguil, cinq victoires d'étape sur la Grande Boucle à eux deux.
Adam Yates a passé l'année 2013 dans cette petite commune séparée de Sochaux par l'autoroute A36. En semaine, il partageait avec deux colocataires un appartement petit mais avec une chambre pour chacun. Il n'avait pas de contrat et percevait un défraiement « ridicule », se souvient le président, Sylvain Chalot. Le week-end, il prenait le départ de courses où il était « largement au-dessus du lot ».
Engagé sans tarder par la formation australienne Orica-GreenEDGE en 2014, il se classe 6e du Critérium du Dauphiné. Maillot blanc du Tour deux ans plus tard, quatre jours en jaune en 2020, sur le podium en 2023 et équipier de luxe de Tadej Pogacar : telle a été la trajectoire régulière de l'un des meilleurs grimpeurs du World Tour.
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Une bonne publicité pour les clubs amateurs français. « Nous sommes, avec les Néerlandais, parmi les meilleurs formateurs », assure Sylvain Chalot, qui accueille cette année des Australiens et des Canadiens. Dans l'Hexagone, le calendrier est dense et les routes idéales pour se perfectionner. Les mêmes raisons ont incité une Japonaise et une Brésilienne à passer l'année à l'UVCA Troyes, le premier club où Adam Yates a posé son barda.
Mickaël Caron