Football : Brest, les coulisses d'une année folle
Mickaël Caron
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Les joueurs célébrant la victoire contre le PSV Eindhoven, à Guingamp, le 10 décembre.
LTD/Stephane Mahe TPX/Reuters
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Les joueurs célébrant la victoire contre le PSV Eindhoven, à Guingamp, le 10 décembre.
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D'un podium inédit en championnat mi-mai aux plus belles affiches de la Ligue des champions, contre le Bayer Leverkusen ou Barcelone, le Stade brestois a vécu une année aux frontières du réel. Et même un peu plus si l'on écoute les suiveurs les plus assidus des Pirates.
Précisément depuis le 20 décembre 2023, lorsque le milieu offensif Kamory Doumbia a marqué quatre buts en vingt-six minutes contre Lorient (4-0). Une prouesse déjà irrationnelle. L'enthousiasme n'a plus quitté Patrick Appéré, adjoint aux sports à la mairie de Brest: « On est passés d'une soirée magique à une année complètement folle. »
Dans le costume du consultant qu'il a longtemps été, Éric Roy n'aurait sûrement pas parié que l'équipe du Finistère tiendrait le rythme après une fin d'année 2023 certes encourageante. « Le bilan est exceptionnel, il faut bien le reconnaître », savoure celui qui a repris le fil d'une carrière d'entraîneur enlisée pendant onze ans, malgré des offres de Lorient et Lille pour succéder, respectivement, à Sylvain Ripoll et Hervé Renard. « Il fallait peut-être un directeur sportif plus intuitif pour se rappeler de moi », glisse le technicien de 57 ans. Passe décisive à Grégory Lorenzi, l'architecte du projet.
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À lui seul, le dirigeant corse incarne un « esprit brestois » fait de combativité et d'abnégation. « Greg a toujours eu une culture et une analyse poussées, témoigne Oscar Ewolo, qui a évolué à ses côtés entre 2009 et 2012. On sentait qu'il finirait par exploiter tout ce qu'il connaissait. » L'ancien milieu, aujourd'hui pasteur, est resté en Bretagne (du côté de Lorient).
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