Fédération française de football : une élection plus incertaine que prévu
Stéphane Colineau
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Philippe Diallo durant une conférence de presse, le 18 juin 2024.
LTD/Gerhard Mey/REUTERS
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Philippe Diallo durant une conférence de presse, le 18 juin 2024.
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Tout a changé, mais rien ne change ? Pas sûr. Mardi et mercredi, en application de la loi sur la démocratisation du sport, la Fédération française de football (FFF) expérimentera un nouveau mode de scrutin pour élire son président, et un comex XXL - il passera de 14 à 28 membres.
Désormais, les 12 000 clubs amateurs participent à l'assemblée générale élective, et cela crée une incertitude peu imaginable avant la campagne. Ils comptent pour un tiers des voix, avec un poids relatif au nombre de leurs licenciés. Or personne ne peut prédire s'ils vont voter massivement, et encore moins pour qui. Philippe Diallo, président sortant et favori, ou Pierre Samsono, candidat surprise et outsider ?
Le premier déplore la présentation « caricaturale » d'une opposition « France d'en haut/France d'en bas », mais une forte mobilisation favoriserait a priori le second, ancien directeur général de la Ligue du football amateur. Pour créer la sensation, ce Breton de 47 ans doit escompter que les voix des milliers de petits clubs compenseront celles des 46 clubs professionnels, qui représentent aussi un tiers du suffrage (60 % pour les 18 de Ligue 1, 40 % pour les 18 de Ligue 2 et les 10 de National), sachant que celles des ligues et des districts (le dernier tiers) sont à peu près partagées entre les deux hommes.
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Lundi, Pierre Samsonoff a fait bonne impression devant les pros. En coulisse, il se dit qu'il a besoin d'au moins six clubs de L1 avec lui pour espérer faire le match avec Philippe Diallo. Brest et Rennes pourraient jouer sur la solidarité bretonne. Le joueur de Lille Benjamin André figure sur sa liste, ce qui laisse envisager que le club nordiste peut aussi en être. Tout comme Lens ou Le Havre.
Stéphane Colineau
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