Football : Brest-Real, les paradoxes du choc des extrêmes
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Tout sépare les deux clubs qui vont bientôt s'affronter.
LTD/Jan Huebner/IMAGO via Reuters ; nogueirafoto/IMAGO via Reuters
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Tout sépare les deux clubs qui vont bientôt s'affronter.
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Dès le tirage au sort, le rendez-vous avait été coché dans l'agenda, catégorie match de gala pour un club qu'on n'attendait pas là. Ce sera un peu mieux que ça. Pour la dernière journée de la phase de poule de la Ligue des champions nouvelle formule, le Stade brestois (13e ) « accueille » le Real Madrid (16e ) avec un point d'avance, la qualification pour les play-o s en poche et le pied encore dans la porte des 8es de finale. À part ça, tout sépare le plus petit représentant français en lice dans la plus prestigieuse des compétitions et le plus grand club du monde.
ÉCONOMIE. Cette semaine, deux études (Football Benchmark et Deloitte Football Money League) ont couronné le Real Madrid club le plus riche au monde, avec des revenus dépassant pour la première fois le milliard d'euros au terme de la saison 2023-2024. Le Stade brestois n'apparaît évidemment pas dans ces classements. Les données les plus récentes le concernant sont celles de la DNCG, le gendarme financier du football français, pour la saison 2022-2023. Les revenus s'y établissaient à 51,5 millions d'euros, vingt fois moins que le Real.
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La plus grosse différence entre les deux clubs : la ligne « jour de match » (de 1 à 60). Avec Bernabeu refait à neuf, le club espagnol affiche 251 millions de recettes. Francis-Le Blé a beau être rempli, ses affluences sont limitées (moins de 15 000 spectateurs) et il ne peut accueillir la Ligue des champions, qui se joue à Guingamp. L'Arkéa Park, qui doit voir le jour en 2027, n'augmentera pas la capacité mais sera un actif valorisant. Le club breton vaudrait aujourd'hui entre 30 et 50 millions d'euros. Le Real est valorisé 5,1 milliards...
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