L'intérêt de Jean-Paul Dubois pour le rugby est connu de ses lecteurs attentifs : dans Tous les hommes n'habitent pas le monde de la même façon (L'Olivier), qui lui a valu le prix Goncourt en 2019, l'écrivain toulousain (75 ans) a nommé l'un de ses personnages secondaires Kieran Read, comme la légende des All Blacks. Pourtant, le rugby international, il le suit peu. Il préfère « de loin » le Top 14, dont il est un téléspectateur assidu. La preuve.
LA TRIBUNE DIMANCHE — En 2012, vous disiez connaître tous les noms et visages des joueurs du Stade toulousain depuis les années 1970, ainsi que ceux de nombreuses autres équipes. Est-ce toujours le cas ?
JEAN-PAUL DUBOIS — Les Toulousains, oui ; les autres, de manière plus fluctuante. On pourrait croire que c'est le fruit d'une passion dévorante alors que c'est surtout en raison d'un trouble obsessionnel compulsif. Tous les soirs, jusqu'à tard, je ne peux pas m'empêcher de lire une dizaine de journaux et de sites dans un ordre précis, dont certains de sport et de clubs de rugby. Le rugby est une obsession parmi d'autres.
Cette obsession vous accompagne le week-end ?
Je ne vais plus au stade depuis très longtemps mais j'adore regarder les matchs à la télévision. La date de la première journée de la saison a déterminé le moment où je devais quitter mon lieu de vacances et rentrer chez moi, à Toulouse. Je regarde deux ou trois rencontres par week-end, parfois toutes grâces au multiplex. Je suis tellement passionné par la technique, les détails, que j'essaie de savoir si un essai est valable avant les ralentis et l'arbitre. C'est de la prétention, mais j'adore ça.
Propos recueillis par Stéphane Colineau