Paris 2024 : la vie allongée du para-cycliste Florian Jouanny
Mickaël Caron
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Florian Jouanny sur le pont Bir-Hakeim à Paris, le 6 mai.
© LTD / JOEL SAGET/AFP
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Lorsqu'il voit des cyclistes professionnels chuter lourdement sur la route, Florian Jouanny interroge sa propre approche du danger. « Quand on prend un virage trop vite, le handbike peut se renverser, explique le champion paralympique de la course en ligne H1-H2 à Tokyo, où il avait remporté deux autres médailles. Il y a donc une gestion de la vitesse. » La problématique n'est pas tout à fait la même, puisque sa machine a trois points d'appui : une roue avant motrice et deux roues arrière qu'il entend « chanter » à ses oreilles, toutes proches dans la position allongée sur le dos. Comparé à un peloton d'environ 170 coureurs sur une grande épreuve du World Tour, les para cyclistes sont beaucoup moins nombreux à se disputer la chaussée.
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Grâce à son contrat d'insertion professionnelle d'assistant communication chez l'assureur GMF, il est détaché 80 % du temps et peut s'entraîner une vingtaine d'heures par semaine sur la route. L'enjeu consiste à se rendre visible des automobilistes. « Au ras du sol, on est encore plus exposé à la circulation », ressent l'Isérois de 32 ans, qui reconnaît se faire « quelques frayeurs ». Le repérage en novembre dernier du circuit paralympique de Clichy-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) ne s'est d'ailleurs pas fait à vitesse réelle à cause du trafic trop dense. Un handicap alors même qu'il comporte des virages « qui semblent dangereux ».
Mickaël Caron
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