« J’aime défendre le breaking » (Dany Dann, médaillé d'argent)
Propos recueillis par Mickaël Caron
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Dany Dann, le 10 août, au parc urbain de la Concorde.
© LTD / REUTERS/Angelika Warmuth
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Dany Dann, le 10 août, au parc urbain de la Concorde.
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Samedi dernier, Danis Civil, alias Dany Dann, a remporté une médaille d'argent en forme de « point de départ » pour son sport, présenté aux Jeux olympiques pour la première fois. Mais aussi pour lui, plutôt en fin de carrière à 36 ans. L'ancien aide-soignant a des projets et des ambitions intactes pour les prochaines compétitions. Qu'il espère baignées de la même lumière qu'au parc urbain de la Concorde.
LA TRIBUNE DIMANCHE - Qu'avez-vous fait depuis la fin des Jeux ?
DANY DANN - Je suis retourné à l'Insep pour une journée entre athlètes. J'ai passé du temps avec d'autres médaillés d'argent, ceux du basket. Après deux années de préparation et un événement très fort en émotions, je redescends tout doucement. C'était grandiose.
Vous ressentez les premiers effets de votre succès ?
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Oui, on me reconnaît un peu plus et je reçois pas mal de félicitations. Ce que j'ai dégagé sur scène et ma façon de défendre la France ont l'air d'avoir plu. On verra quelles opportunités se présentent. Un bémol cependant : des personnes minimisent la difficulté du breaking ; d'autres viennent à moi pour exprimer leur frustration liée à l'éviction du karaté. J'essaie de répondre patiemment, de faire comprendre que je ne suis qu'un athlète qui vit de sa passion et que je n'ai pas participé à ces décisions. Il n'y a pas de raison de me taper dessus. À Los Angeles en 2028, j'encouragerai les équipes de France de cricket ou de fl ag football, s'il y en a. J'ai envie de comprendre ces sports entrants et pas de taper sur leurs pratiquants. C'est irritant.
Propos recueillis par Mickaël Caron
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