Le marathon de Paris perd la course du handicap
Stéphane Colineau
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Certains marathons ont fait le choix de récompenser, à niveau égal, les valides et roulants.
LTD/**Andrew Kelly/REUTERS
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Certains marathons ont fait le choix de récompenser, à niveau égal, les valides et roulants.
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À 7 h 55, dimanche 13 avril, à Paris, 17 athlètes masculins devaient prendre le départ du marathon en fauteuil roulant. C'est peu. À Londres l'an dernier, ils étaient 52, plus 20 femmes. Comme toujours, le gratin mondial de la catégorie reine du para-marathon s'était retrouvé à Greenwich Park, emmené par la légende suisse Marcel Hug, vainqueur en 1h28'35".
À Paris, le plateau, conduit par le Néerlandais Geert Schipper (Pays-Bas), lauréat en 2024 et seulement 7e à Londres cette année-là, est bien moins clinquant. Le fossé peut s'expliquer par un chiffre. Celui qui s'affiche sur le compte en banque du gagnant. À Paris, il perçoit 3 500 euros. À Londres, il récoltera un peu plus de 49 000 euros le 27 avril. Depuis l'an dernier, la dotation globale londonienne est identique entre valides et roulants, hommes et femmes. Dans la Ville Lumière, les valides sont bien mieux traités, avec un succès à 30 000 euros.
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Le symbole est puissant. « Nous avons fait de grands progrès pour faire du TCS London Marathon le plus diversifié et le plus équitable au monde », s'était félicité Hugh Brasher l'an dernier. Le directeur de l'épreuve anglaise pourrait aussi vanter sa logistique parfaite, avec un accueil, des transports et un hébergement haut de gamme pour les meilleurs parasportifs. « Les coureurs sont logés dans un super hôtel au pied de Tower Bridge », rapporte avec envie le para-athlète Julien Casoli.
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