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Roland Garros : Jasmine Paolini et la montée de la dernière marche

Damien Burnier

Publié le 24 mai 2025 à 15:40 - Mis à jour le 24 mai 2025 à 15:56

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Pour le suédois Mats Wilander, Jasmine Paolini est la meilleure joueuse du moment.

Pour le suédois Mats Wilander, Jasmine Paolini est la meilleure joueuse du moment.

LTD / Fabrizio Corradetti / LiveMedia

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N146 ● 19 juillet 2026

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Rafraîchissante finaliste en 2024, l’Italienne Jasmine Paolini a pris ses quartiers dans la cour des grandes. Une consécration à Paris est un scénario crédible.

La palme, évidemment officieuse, du plus beau sourire de la quinzaine 2024 lui était revenue. Celle de la révélation féminine de l'année aussi. Jasmine Paolini n'avait pourtant pas le profil d'une jouvencelle Next Gen quand elle s'est glissée en finale à Paris, pour mieux récidiver à Wimbledon.

On parlera plutôt de maturité tardive  : il lui aura fallu attendre d'avoir 28 ans pour voir au-delà du 2e tour en Grand Chelem. Avant le printemps parisien, le reste de ses états de service se bornait à deux titres. L'un très modeste ­(Portoroz), l'autre bien plus huppé et récent (Dubaï). On pouvait y voir un indice, même si sa taille (1,62 mètre) revenait tel un facteur limitant.

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Le statut a bien changé. Parce que l'Italienne, qui a aussi des ascendances polonaise et ghanéenne, a plutôt bien assumé son irruption dans le grand monde, agrippant au passage un titre olympique en double (avec Sara Errani). Et surtout parce qu'elle vient de mettre tout le monde d'accord à Rome, en collant notamment deux sets à Jelena Ostapenko et à Coco Gauff, prétendantes sérieuses à Paris. Elle-même figure en haut de cette liste, même si, prudente, elle dit que « ce ne sera pas évident de confirmer ».

Trouver des faiblesses à la 4e mondiale commence à être ardu. Certes, elle ne distribuera jamais les points gratuits au service, telles Aryna Sabalenka ou Elena Rybakina, mais ses zones, notamment au corps, ne permettent pas de s'engouffrer si facilement en retour.

«Une joueuse intelligente»

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Marion Bartoli, lauréate à Wimbledon en 2013, la dépeint comme « une joueuse intelligente, exploitant son potentiel au maximum et qui, malgré sa petite taille, arrive à vraiment faire avancer la balle, en particulier côté coup droit ». Mats Wilander va encore plus loin  : « Quand l'échange est lancé, je ne pense pas qu'il y ait une meilleure joueuse dans le tennis féminin actuel. Jasmine a complètement rebattu les cartes. »

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