Le smartphone d'Alexis Michalik va chauffer à partir de samedi, premier jour des championnats du monde de tennis de table à Doha (Qatar), où l'équipe de France se présente avec de hautes ambitions. Le comédien trouve les échanges « extrêmement faciles à suivre » sur petit écran et bien adaptés « aux formats sur TikTok ou Instagram ».
Autant de raisons pour que le « ping » continue de se développer, dans la foulée d'un tournoi olympique exaltant. Le pays compterait 6 millions de pratiquants. Aucun gabarit ou âge n'est éliminatoire. « On peut jouer avec sa grand-mère, pas comme au foot », compare le Francilien de 42 ans, qui possède une table dans sa maison du sud de la France.
L'été dernier à l'Arena Paris Sud, le prosélyte a invité des amis « qui n'y connaissaient rien ». Ils ont saisi les règles « en quelques secondes ». Ne pas voir à l'œil nu la centaine d'effets au service que maîtrise Félix Lebrun n'empêche pas d'apprécier sa gestuelle. Alors que d'autres sports restent peu compréhensibles tel le pentathlon moderne, qu'Alexis Michalik aurait eu plus de difficultés à commenter sur Eurosport. S'il a assisté aux épreuves d'une demi-douzaine de sports, c'est au tennis de table qu'il a passé le plus de temps.
Le dramaturge, récompensé par cinq Molières pour ses pièces de théâtre qui quittent rarement l'affiche, apprécie ce sport qui, souvent, se transmet de génération en génération. Cela a été le cas chez les Lebrun où le père, Stéphane, fut un pongiste de niveau national avant de transmettre le virus à ses fils. Chez les Michalik, en revanche, aucun passionné n'avait été recensé avant Alexis, qui s'est « pris d'amour » pour les valeurs « égalitaires et inclusives » qu'il véhicule.