Tennis : Rafael Nadal, jamais sans sa French touch
Damien Burnier envoyé spécial à Lyon (Rhône)
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Éric Babolat et Rafael Nadal à Lyon en 2009.
LTD/Gianni Ciaccia
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Éric Babolat et Rafael Nadal à Lyon en 2009.
LTD/Gianni Ciaccia
Dans les couloirs, au gré de sérigraphies pétulantes, impossible de le rater. Le visage de Nadal s'affiche jusque sur la porte du bureau du patron. Plutôt ses visages : deux photos racontant l'introspection d'un changement de côté, deux regards séparés de près d'un quart de siècle. Le môme et le maître. Une raquette posée à côté, manche contre le banc ; une même marque, Babolat.
Au siège de la société, on est entre deux eaux, et pas parce que la Saône coule sous les fenêtres et le Rhône pas loin. Troublé à la fois par la révérence imminente du champion et empli de fierté en mesurant l'étendue du parcours commun. Tout au long de sa vie de joueur de tennis, Nadal a frappé français et ça s'est échafaudé ici. Traduction en chiffres : 1 250 raquettes - aucune cassée - et plus de 300 kilomètres de cordage fournis.
Évidemment, personne n'est tombé de sa chaise quand, une heure ou deux avant l'annonce officielle, Carlos Costa, l'agent, a informé du clap de fin et de ses modalités. Éric Babolat, PDG depuis 1998 de l'entreprise familiale créée en 1875, et Jean-Christophe Verborg, son directeur compétition, ne rateront pas ça. Le duo est immergé de longue date dans le clan Nadal, sportif comme familial.
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Les célébrations d'après-Grand Chelem, à Roland-Garros (14) ou ailleurs (8), ils en étaient. Les dîners d'anniversaire parisiens aussi, à l'hôtel InterContinental. Souvent des tablées séparées entre hommes et femmes. Pas d'archaïsme patriarcal sous-jacent, juste que « les hommes avaient tendance à vite s'enflammer sur le foot et les femmes préféraient s'épargner ça », sourit Éric Babolat.
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