Voile : un Vendée puissance 10
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La foule sur les pontons des Sables-d’Olonne, vendredi, à l’avant-veille du départ du Vendée Globe
LTD/SEBASTIEN SALOM-GOMIS/AFP
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La foule sur les pontons des Sables-d’Olonne, vendredi, à l’avant-veille du départ du Vendée Globe
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Le Vendée Globe ne cesse de grandir depuis 1989 mais, cette fois, il revient huit ans en arrière. À une époque où l'on ne soupçonnait pas encore que le monde pouvait se cloîtrer. En 2020, le départ avait été donné au lendemain du deuxième confinement. Masqué et à huis clos.
C'était triste comme un horizon délavé. La formidable contrepartie, c'est que jamais autant de monde n'avait suivi la course, portée par le succès de sa plateforme virtuelle (plus de 1 million de joueurs à Virtual Regatta) et un scénario palpitant (naufrage de Kevin Escoffier, suspense inédit).
Depuis l'ouverture du village, le Vendée a renoué avec le public, l'essence du départ pour un tour du monde en solitaire, sans escale ni assistance (notion floue), qui durera entre soixante-quinze et quatre-vingts jours pour les meilleurs. Cette semaine, il fallait s'armer de patience pour accéder aux pontons.
Quelque 300 000 personnes sont attendues aujourd'hui aux Sables-d'Olonne pour accompagner les 40 monocoques de 60 pieds s'extirpant du chenal au son des cornes de brume et des hourras. Avant le feu vert à 13 h 02. Au loin : des vagues alpestres au cœur d'un océan d'aventures vertigineuses, celles qui rendent accros les marins et fascinent le quidam.
À l'occasion de cette édition, la course, dont le budget a augmenté de 30 % depuis 2020 (21 millions d'euros), pour un prize money stable (800 000 euros, dont un quart pour le vainqueur), enregistre un record de participants, parmi lesquels 15 bizuths. Charlie Dalin en était un il y a quatre ans.
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Et il avait réussi à terminer avant le vainqueur, Yannick Bestaven (Maître CoQ), sacré par le jeu des compensations en temps après le naufrage d'Escoffier. Sur son Imoca Macif Santé Prévoyance, le quadra havrais s'avance en grand favori, tandis que le tenant du titre sera dans son meilleur rôle, celui du gars qu'on n'attend pas.
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