Bradley Barcola ou Désiré Doué ? Telle était, depuis des semaines, la seule incertitude récurrente des compositions parisiennes. À l'ancien Lyonnais la première partie de saison, au transfuge de Rennes la seconde. Ainsi que la gloire éternelle. Auteur des deuxième et troisième buts, après avoir offert le premier à Achraf Hakimi, cet animal à sang froid de 19 ans a magnifié le choix de Luis Enrique de le titulariser. Coup de génie ou continuité de la part de l'entraîneur, qui l'avait déjà titularisé lors des deux manches contre Arsenal, en demi-finale.
La fête avec trois jours d'avance pour Désiré Doué, qui fêtera son anniversaire mardi. À lui seul, il a fait voler en éclats le plan de Simone Inzaghi, qui a placé son équipe très bas pour contrer le PSG. Cela n'est presque jamais arrivé. Pour contre-attaquer, encore faut-il voler des ballons. Or, les Parisiens ont fait preuve d'une grande justesse technique et, sur ce plan, Doué n'a pas été le dernier à s'illustrer. À gauche sur l'ouverture du score, il a attiré Federico Dimarco et mis sur orbite Hakimi, qui s'est retrouvé démarqué par ce mouvement astucieux.
Le pauvre Dimarco est resté bien en place ensuite, trop puisqu'il a dévié la frappe du Parisien. Il n'a pas eu à regretter son accès d'égoïsme de fin de première période puisque c'est encore lui, après l'heure de jeu, qui a donné le coup de grâce à l'Inter. Trois minutes avant de laisser sa place à Barcola, comme si Luis Enrique avait attendu que le héros du soir rende une copie encore plus parfaite pour le laisser profiter de l'ovation des 20.000 supporters parisiens. Il est le sixième joueur à réussir au moins un but et une passe décisive dans une finale de la Ligue des champions. Le plus jeune. Le plus doué ?