Voile : Pour Jean Le Cam, les Vendée se suivent mais ne se ressemblent pas
Stéphane Colineau
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Jean Le Cam est surnommé le « roi Jean ».
LTD/Jean Le Cam/Alea
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Jean Le Cam est surnommé le « roi Jean ».
LTD/Jean Le Cam/Alea
Il n'est pas certain que Jean Le Cam se déhanche de bon cœur à l'arrivée du Vendée Globe, comme il avait chaloupé sur des morceaux de Johnny Hallyday ou de Zaz à peine descendu de son voilier lors de précédentes éditions. On imagine mal le compétiteur au palmarès étoffé se satisfaire de la 20e place qu'il occupe après quarante et un jours de course. Jamais, en cinq participations, il n'avait bouclé le tour du monde en dehors du top 6, à l'exception de son abandon en 2009. Il avait même terminé deuxième en 2004-2005, à ses débuts. Il y a quatre ans, le Roi Jean avait agrémenté sa 4e place du sauvetage de Kevin Escoffier, pas étranger à son triomphe à l'applaudimètre au départ des Sables-d'Olonne le 10 novembre dernier.
Depuis, le vent a tourné. La lassitude perçait dans ses dernières vidéos, envoyées vendredi. La fatigue de la traversée de l'océan Indien y est sans doute pour quelque chose. Mais la déception de voir les bateaux à foils (ces appendices qui permettent de voler) dominer à ce point son Imoca à dérives devait aussi lui peser. Pour le marin-constructeur, c'est l'illustration d'un pari perdu, lancé après l'arrivée du Vendée 2020-2021.
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Le doyen de la flotte, 65 ans cette année, estimait que des bateaux à dérives droites bien pensés pouvaient concurrencer des voiliers à foils sur un tour du monde, grâce à leur fiabilité. Cinq jours avant de quitter les pontons vendéens, il déclarait encore ceci : « On n'avait pas envie de foils pour des raisons de maîtrise. Je ne sais pas, moi, maîtriser un bateau à foils sur quatre-vingts jours dans les mers où on va. » Six semaines plus tard, les foilers n'ont pas subi de grands dommages, lui donnant tort, ainsi qu'à Éric Bellion (Stand as one - Altavia), 27e et la même philosophie.
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